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SBM Formulation ne connaît pas la crise et vise une croissance de 10 % en 2020

01/07/2020 - Communication

Cyril Van Caneghem, Directeur de SBM Formulation à Béziers et vice-président de France Chimie Méditerranée a été interviewé pour le journal La Lettre M, le 30 juin 2020.

 

De­puis plu­sieurs di­zaines d’an­nées, SBM For­mu­la­tion (groupe SBM Com­pany, 110 sa­la­riés, CA : 25 M€ dont 20 % à l’ex­port), basée à Bé­ziers dans la zone d’ac­ti­vité du Ca­pis­col, s’im­pose comme un spé­cia­liste dans le do­maine de la for­mu­la­tion et du condi­tion­ne­ment de pro­duits phy­to­sa­ni­taires (fon­gi­cides, in­sec­ti­cides…) pour des clients issus his­to­ri­que­ment de la vi­ti­cul­ture et des grandes cultures (blé, orge…). La si­tua­tion de pan­dé­mie de Co­vid-19 n’a fi­na­le­ment que peu per­turbé l’ac­ti­vité de la so­ciété qui vise « une crois­sance de chiffre d’af­faires de 10 % en 2020, après une hausse de 5 % en 2019. Nous re­cru­tons en moyenne entre trois et dix per­sonnes par an », an­nonce à La Lettre M Cyril Van Ca­ne­ghem di­rec­teur de SBM For­mu­la­tion et vice-pré­sident de France Chi­mie Mé­di­ter­ra­née, qui re­pré­sente les en­tre­prises de la chi­mie des ré­gions Sud Pro­vence-Alpes-Côte d'Azur et de l'est de la ré­gion Oc­ci­ta­nie. Selon le di­ri­geant, les sources de dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur s’orientent vers les pro­duits d’ori­gine na­tu­relle, même si cela va mettre du temps pour les ho­mo­lo­ga­tions et juger de leur ef­fi­ca­cité. « Ces pro­duits d’ori­gine na­tu­relle re­pré­sentent entre 3 et 5 % de notre ac­ti­vité. Nous avons quelques dé­ve­lop­pe­ments à l’étude ac­tuel­le­ment », pré­cise le di­rec­teur.

Des in­ves­tis­se­ments à hau­teur de 3 M€
La so­ciété pré­voit d’in­ves­tir 3 M€ sur les trois ans à venir dans la mise en place de la tra­ça­bi­lité par scan, l’amé­lio­ra­tion de l’ou­til in­dus­triel et des condi­tions de tra­vail. En­gagé dans la qua­lité, SBM For­mu­la­tion est cer­ti­fiée Iso 9001, 14 001, 28 000 et est au­di­tée pour l’Iso 50 001, vi­sant la ré­duc­tion des coûts éner­gé­tiques. « Ac­com­pa­gné par EDF, nous avons in­vesti 1 M€ afin de ré­duire nos consom­ma­tions de gaz et d’élec­tri­cité. Cela s’est tra­duit par l’ac­qui­si­tion de nou­veaux com­pres­seurs de groupes froid dont nous ré­cu­pé­rons l’éner­gie pour chauf­fer les ate­liers. Les amé­na­ge­ments se ter­minent cette année », ex­plique-t-il.

La chi­mie a main­tenu son ac­ti­vité pen­dant la pan­dé­mie de Co­vid-19
 « La pan­dé­mie n’a pas stoppé notre ac­ti­vité de pro­duc­tion. 20 % du per­son­nel a été placé en té­lé­tra­vail et nous avons mis en place toute les me­sures bar­rières re­quises. Nous n’avons mo­bi­lisé ni le chô­mage par­tiel ni le PGE (prêt ga­ranti par l’État, NDLR), pour­suit Cyril Van Ca­ne­ghem. La mise en confi­ne­ment est ap­pa­rue dans une pé­riode de faible ac­ti­vité pour nous, contrai­re­ment à jan­vier-fé­vrier, époque où l’on évo­quait déjà la pan­dé­mie. Nous avons mené des ac­tions so­li­daires au­près d’une en­tre­prise qui nous a sol­li­cité pour condi­tion­ner sa pro­duc­tion de gel hy­dro-al­coo­lique et avons dis­tri­bué des masques et des blouses à l’hô­pi­tal de Bé­ziers et des as­so­cia­tions d’in­fir­mières. » 

Un em­ploi créé in­duit 3 à 4 em­plois in­di­rects
In­ter­rogé sur le be­soin de pro­duire en France face aux dif­fi­cul­tés d’ap­pro­vi­sion­ne­ment en masques, gel hy­dro-al­coo­lique…, le di­ri­geant ré­plique : « le choix de pro­duire en France fait par­tie de l’his­toire de SBM. Nous n’avons ja­mais ca­ressé l’idée de nous im­plan­ter ailleurs. Nous pro­dui­sons en France pour ser­vir des clients sur le mar­ché na­tio­nal et en Eu­rope. Si je mets ma cas­quette France Chi­mie Mé­di­ter­ra­née, j’es­père que le pu­blic se sou­vien­dra de cette si­tua­tion où, en pé­riode de pan­dé­mie, 80 % des en­tre­prises du sec­teur de la chi­mie ont main­tenu leur ac­ti­vité contri­buant ainsi à l’ac­ti­vité in­dus­trielle de la France, contrai­re­ment à l’aé­ro­nau­tique et l’au­to­mo­bile. La com­plexité ad­mi­nis­tra­tive en France tend à sa­cri­fier la chi­mie. Certes, il y a des ac­ci­dents, mais quand le sec­teur de la chi­mie crée un em­ploi, cela gé­nère en moyenne la créa­tion de trois à quatre em­plois in­di­rects ».

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